Nous sommes submergés d'informations.
Je ne sais pas ce qu'il en est pour vous, mais moi, je me suis abonnée à quelques newsletters, aux flux RSS de quelques blogs et je reçois gratuitement La Tribune tous les jours dans ma boite email (sauf le samedi et le dimanche, grand merci!). Plus les quelques visites supplémentaires aux quelles je succombe lorsque je suis connectée. Ainsi que les deux ou trois livres que je lis par semaine. Bref, il m'arrive d'y passer des matinées entières, et de gaver ma tête, comme on gave les oies, d'informations plus ou moins utiles.
Malgré cela, je persiste à dire qu'écrire, pour ceux qui sont confortables avec cet exercice, fait partie des deux stratégies (1) les plus efficaces pour rendre visible et tangible son offre (ce que l'on sait bien faire) et son image (qui on est et quelles sont nos motivations).
Pensez-vous que je suis en train de me contredire et que je ferais mieux de changer de spécialité?
Je me suis rendue compte qu'au fil du temps, la lassitude venant ainsi que l'envie d'être plus efficace dans l'utilisation de mon temps et de mes capacités intellectuelles, j'abandonnais certaines lectures pour ne retenir que celles qui m'apportent réellement quelque chose de nouveau et de stimulant, que ce soit en terme de savoir, d'idées ou d'expériences.
Si je m'aperçois qu'à la lecture régulière de cette newsletter, de ce blog, de ce livre, de ce journal, mon cerveau s'active comme un forcené, alors je sais que cette ressource est de grande valeur pour moi.
Je partage le point de vue de C.J Hayden:
I certainly agree that our prospects are suffering from information overload, and that it’s harder than ever to get their attention. But in my view, that’s even more of a reason to provide them with useful information instead of merely sales pitches. When people don’t have the time to look at everything that crosses their desk, which are they going to choose to read – an article that might help them solve a problem, or a letter that’s trying to sell them something?
Clearly, when time is short, your prospects will choose to spend it in ways that provide them with a higher return. So the more value your email, piece of paper, or web page can deliver, the more likely it is that someone will take a moment to look at it.
Il en va de même lorsque je rencontre les personnes. Si elles "blablatent" ou me "balancent" leur discours commercial rôdé et impersonnel, si elles passent le temps à me parler d'elles sans me poser de questions pour me découvrir, je vais zapper rapidement et fuir ces importunes.
Je n'ai pas de temps à perdre.
Plus la valeur apportée sera forte et apparente, plus je serai encline à poursuivre la relation et à en apprendre davantage.
En ce sens, je me comporte exactement comme mes prospects et clients. Aussi, je les comprends d'autant mieux. J'évite de reproduire avec eux ce que je n'apprécie pas moi-même en tant que prospect ou cliente.
A vous maintenant. Dites-moi un peu quelle place a l'écrit dans votre stratégie?
(1) Ecrire et Parler sont les deux stratégies fondamentales. En général, ceux qui ne sont pas à l'aise à l'écrit, apprécient le verbe et le contact. Que le monde est bien fait!

L'écrit prend une place importante dans ma stratégie puisque, entre autres activités, je m'occuppe de deux blogs. La lecture m'est également totalement indispensable.
Mais au-delà de l'écrit, "j'essore" les informations en les formalisant sous forme cartographique pour les rendre plus efficaces, plus utilisables, plus actionnables, pour ne pas me gaver la tête tout en gardant beaucoup, un peu comme des extensions du cerveau...
Rédigé par: Christophe | 17 novembre 2006 à 11:04
Christophe, en quoi vos écrits répondent-ils à votre stratégie? ou encore, quelle est votre stratégie?
Rédigé par: Nathalie Marteau-Yarzabal | 21 novembre 2006 à 20:42
Je partage votre point de vue sur le flot d'informations. Je viens justement de jeter un oeil à mon aggrégateur, Bloglines, 87 flux et environ 2000 billets non lus que j'ai laissé s'accumuler...
Filtrer l'information devient essentiel. Dorénavant lorsque j'ajoute un flux, je me pose les mêmes questions que vous : est il intéressant ? m'ouvre t'il de nouvelles réflexions ?. J'essaye d'avoir la même démarche avec mes publications et j'évite d'être un simple relai d'informations et d'apporter une réelle valeur ajoutée.
Je m'interroge également sur le fait de rédiger et de partager mon savoir concernant mon métier d'architecte de systèmes d'informations. Cela n'est il pas gaspiller ce savoir si durement acquis ? l'effort n'est il pas vain ?
La réponse est justement que je diffuse un savoir et non une compétence. Ce savoir rendu visible augmente ma légitimité et ma visibilité et m'est donc fortement bénéfique. Je rejoins donc fortement votre thèse sur le marketing d'une profession intellectuelle.
Je rédige en ce moment un billet sur la gestion de la connaissance et c'est d'ailleurs par ce biais que j'ai "atterri" sur votre site via celui d'Arkandis.
Rédigé par: Jérémie Grodziski | 03 décembre 2006 à 19:19