Comment se fait-il que les consultants soient l'objet de déclarations tantôt drôles mais moqueuses, tantôt sarcastiques?
J'en ai relevé quelques unes:
"Consultant: un homme qui connaît 49 façons de faire l'amour mais ne connaît aucune femme" (James Dent)
"If you give a man a fish he will eat for a day. But if you teach a man to fish he will buy an ugly hat. And if you talk about fish to a starving man then you are a consultant" (Dilbert)
"Consultant: Jeune diplômé que vous payez très cher pour qu'il vous délivre au bout de six mois des informations que vous connaissez déjà et qui ne vous servent à rien" (Luc Fayard)
"Un consultant est une personne qui fait épargner à ses clients juste de quoi payer ses prestations" (Harnold H. Glasgow)
Un consultant m'a raconté, après une campagne de phoning, que certains chefs d'entreprise lui raccrochaient au nez aussitôt entendu le mot Consultant.
Le taux de raccrochage-au-nez est inversement proportionnel à la taille de l'entreprise. Plus l'entreprise est petite, plus elle se montrera méfiante.
C'est à croire que les Consultants bénéficient de la même réputation que les garagistes, les banquiers ou les cuisinistes. De temps à autre, ils peuvent nous faire prendre des vessies pour des lanternes étant donné que nous ne maîtrisons pas autant qu'eux leur discipline!
Avec cette différence, que garagistes, banquiers et cuisinistes sont plus souvent considérés comme utiles!
A quoi attribuez-vous dès lors la mauvaise image de la profession?
Et comment ne pas pâtir vous-même de cette mauvaise image?

Une précision avant toute chose, je ne suis pas consultant, mais c'eut été une possibilité de carrière.
En parlant de consultat, je pense directement à une distinction entre les juniors et les seniors. Et cette distinction peut déjà expliquer un partie du problème. Dans le cadre de mon travail, j'ai été amené à cotoyer beaucoup de consultants, mais, malheureusement, souvent des juniors, et encore une fois malheureusement, les compétences ne suivaient que très rarement. J'ai la chance de travailler dans le domaine que j'ai étudié à l'université, et lorsque j'ai rencontré ces consultants, je maîtrisais le sujet dont il était question. Ce n'était pas le cas des consultants en face de moi (ignorance des théories de base, etc).
Sinon, en tant que spécialiste, je sais qu'il est assez difficile de parler de son domaine à des non-spécialistes, cela peut également expliquer pourquoi les consultants sont mal vu :
- s'ils sont trop 'grand public', on a l'impression de savoir déjà ce dont ils vont traiter ;
- s'ils ne sont pas assez 'grand public', on les prend pour des geeks, avec l'image que cela peut entraîner.
Je ne sais pas bien ce que je ferai si actuellement, je travaillais en tant que consultant. Etant donné que c'est un travail s'appuyant terriblement sur le contact humain, je vérifierai d'abord que je suis capable d'assurer cette partie humaine du métier.
Rédigé par: manu | 22 novembre 2006 à 11:25
Manu, quand vous écrivez que "c'est un travail s'appuyant terriblement sur le contact humain" vous parler d'une chose fondamentale dans ce métier.
Comme l'écrit Mark Albion: "Business is about building relationships. Relationships are personal. Be personal."
Selon moi, la stratégie marketing d'un consultant se résume à cela: créer un lien avec son prospect/client (se décentrer de soi, être curieux de l'autre), entrer en conversation (sans enjeux, juste pour se découvrir l'un l'autre, ne rien chercher à vendre) et être pédagogue (proposer des voies d'exploration, des ressources - livres, articles, contacts, etc.). Si un consultant fait cela, alors le prospect/client sera intrigué, et cherchera à en savoir plus. Il se demandera si ce consultant peut l'aider...
Rédigé par: Nathalie Marteau-Yarzabal | 24 novembre 2006 à 12:24
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Rédigé par: lqzoab pglusoh | 09 mars 2009 à 08:46